Plus d'info sur Louis Mandrin

Louis Mandrin a toujours fait couler beaucoup d'encre,

« On prétend à présent qu'ils n'ont plus besoin d'asile, et que Mandrin, leur chef, est dans le cœur du royaume, à la tête de six mille hommes déterminés ; que les soldats désertent les troupes pour se ranger sous ses drapeaux, et que s'il a encore quelques succès, il se verra bientôt à la tête d'une grande armée. Il y a trois mois, ce n'était qu'un voleur ; c'est à présent un conquérant. » Voltaire (1694-1778)

"Pour sauver la France, c'est un chef comme Mandrin qu'il nous faudrait. Mandin est un contrebandier, un justicier, un gentilhomme, un grand stratège. Le héros qui soulève une armée de fourches et de bâtons. Mandrin est le premier révolutionnaire en haillons, l'homme le plus populaire de France." Ulrich Frédéric Woldemar de Lowendal (1700-1755)

"Ce brave contrebandier ne manqua ni d'audace, ni d'esprit ; quoique immoral, Mandrin eut cent fois plus de talent militaire que les généraux de son temps et finit noblement sur l'échafaud de Valence." Stendhal (1783-1842)

La Mandrinade,

une épitaphe populaire chante les louanges du bandit bien-aimé :

"Le Mandrin, dont tu vois le déplorable reste,

qui termina ses jours par une mort funeste,

Des gardes redoutés, des villes la terreur,

Par des faits inouïs signala la valeur.

Déguisant ses desseins sous le nom de vengeance.

Deux ans en pleine paix ravagea la France,

Dans ses incursions, ami des habitants,

Taxa d'autorité les caisses de traitants.

Lui seul à la justice arrachant ses victimes

Il ouvrit les prisons et décida des crimes.

Quoiqu'en nombre inégal, sans se déconcerter,

Aux troupes de son prince il osa résister.

Il fut pris sans pouvoir signaler son courage.

D'un œil sec et tranquille il vit son triste sort.

Fameux par ses forfaits, il fut grand par sa mort."

 

La Complainte de Mandrin

Nous étions vingt ou trente,

Brigands dans un bande,

Tous habillés de blanc,

A la mode des...

Vous m'entendez ?

Tous habillés de blanc

A la mode des marchands.

 

La première volerie

Que je fis dans ma vie,

C'est d'avoir goupillé

La bourse d'un...

Vous m'entendez ?

C'est d'avoir goupillé

La bourse d'un curé

 

J'entrai dedans sa chambre

Mon Dieu qu'elle était grande !

J'y trouvai mille écus,

Je mis la main...

Vous m'entendez ?

J'y trouvai mille écus

Je mis la main dessus.

 

J'entrai dedans une autre

Mon Dieu qu'elle était haute !

De robes et de manteaux

J'en chargeai trois...

Vous m'entendez ?

De robes et de manteaux

J'en chargeai trois charriots.

 

Je les portai pour vendre

A la foire de Hollande.

J'les vendis bon marché

Ils n' m'avaient rien

Vous m'entendez ?

J'les vendis bon marché

Ils n' m'avaient rien coûté.

 

Ces Messieurs de Grenoble

Avec leur longues robes,

Et leurs bonnets carrés

M'eurent bientôt...

Vous m'entendez ?

Et leurs bonnets carrés

M'eurent bientôt jugé.

 

Ils m'ont jugé à pendre,

Ah ! C'est dur à entendre !

A pendre et étrangler

Sur la place du...

Vous m'entendez ?

A pendre et étrangler

Sur la place du marché.

 

Monté sur la potence

Je regardai la France

J'y vis mes compagnons

A l'ombre d'un...

Vous m'entendez ?

J'y vis mes compagnons

A l'ombre d'un buisson.

 

Compagnons de misère,

Allez dire à ma mère

Qu'elle ne m' reverra plus

J'suis un enfant...

Vous m'entendez ?

Qu'elle ne m' reverra plus

J'suis un enfant perdu.

 

Des sites internet parlent encore de Louis Mandrin :

Wikipédia

www.mandrin.org

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